vendredi 4 juillet 2008

Le grand retour de Denis Brogniart !

Voilà le grand jour, il est de retour, grand, fort, fier et il a plein de nouvelles phrases plus alambiquées les unes que les autres. Sans lui, Koh Lanta ne serait rien. J’ai nommé Mon ami Denis Brogniart en personne. Pour cette huitième édition, il a emmené tout son petit monde dans l’est des Philippines, sur la presqu’île de Comoroan (d’où le titre Koh Lanta Comoroan). Toutefois, le tournage n’a pas été sans imprévus. En effet, au lieu de débuter en mars, il a dû être décalé d’un mois et demi à cause d’un typhon. Mais même, un mois plus tard, la météo a été loin d’être clémente et la production nous promet une saison forte en rebondissements, des candidats hauts en couleur et prêts à tout pour gagner, sournois et vils. Chouette !

C’est plus fort que moi, j’adore cette émission. Alors me voilà, entourée du kit essentiel (thé, cookies, télécommande pour faire pause, puisque j’écris en temps réel, téléphone sur silencieux), et enfin, le grand moment arrive ! Comme c’est beau ces time warps, ces animaux sauvages, ce brouillard. En même temps, c’est un peu toujours la même présentation tous les ans, enfin surtout l’an dernier puisque c’est tourné au même endroit. Je me gausse. Tout dans le discours de MAD reflète l’état d’esprit TF1 (qui a dit sarkozyste ?) : travail, effort, persévérance. Heureusement, les dieux philippins sont avec eux ! On sent tout de suite que cette année, ils vont en chier, c’est très Apocalypse Now comme début d’émission, les candidats arrivent dans des hélicos de l’armée. Et ce mantra qui me fait toujours autant kiffer « ils devront survivre, mais surtout survivre aux autres ». J’ai des frissons rien que d’entendre la musique du générique !

Alors voilà, quatre hélicos au dessus de la mer, qui emmènent les seize candidats face à leur destin. C’est beau hein ? Ca pourrait être de MAD tellement c’est surfait. On commence fort en découvrant d’entrée les candidats. En tout premier, Jean Bernard, 40 ans, agent d’assurance, aime les challenges. On n’en saura pas plus. Une fille maintenant, Carole, 40 ans aussi, 6 filles, veut faire les 40 jours. Jessica, 20 ans, nous présente son pote le hippo. Ahem. On a notre princesse ou notre cruche, on verra ça plus tard. Bertrand, lui, fait son blasé, puisqu’il est pilote d’hélico, alors son petit voyage ne doit lui faire ni chaud ni froid.

La jungle, les serpents, les hélicos, c’est Apocalypse now je vous dis ! Ils atterrissent au milieu d’une rizière, je suis déçue, c’aurait été drôle qu’ils les larguent direct en pleine mer, avec leur paquetage ! Les candidats font connaissance à la descente de la balade. Charlène s’étonne de la moyenne d’âge des aventuriers, avec sa voix de crécelle. « Toujours là, toujours motivée ! », clame-t-elle dans son portrait. On a notre doyen, Régis, 56 ans, le bon accent du sud qui va bien, pro de la pétanque et du carrelage. Et bien sûr, phénomène de mode oblige, l’émission à forcément son ch’ti, tout à base de rouflaquettes. Christophe, boxeur mais aussi pizzaiolo, a à peine l’accent, mais en fait des caisses. Pendant ce temps, Valérie nous fait le remake du générique de la « Petite maison dans la prairie », elle est à ça de se vautrer dans l’herbe, et n’a visiblement pas l’habitude de porter des baskets. Ils rejoignent MAD de l’autre côté de la rizière, en traversant à pied un cours d’eau.

D’entrée de jeu, ils doivent se mettre quatre par quatre pour gagner leur ration de riz pour les 40 jours. Ils doivent chercher des pilons à riz dans les rizières. Et hop, dans la gadoue. Et que ça court ! Leur jeu est fort compliqué, je crois que même eux n’y captent rien. Même Nathalie, la prof de maths. Christopher, 25 ans, tire son épingle du jeu. Il dit aimer gagner, ça se voit. Un peu le beau gosse exaspérant de cette saison. Les autres galèrent franchement. Chaque groupe doit trouver leurs cinq pilons. Mais le premier groupe à les trouver gagne leur ration de riz, tandis que les autres se la mettront sur l’oreille. Finalement, c’est le groupe de Christopher qui remporte l’épreuve. Le groupe de la win, puisque nos seulement ils ont la bouffe, mais en plus ils choisissent les quatre autres personnes qui constitueront leur équipe. Direct, ils ébauchent une stratégie, dessinant d’ores et déjà une alliance, finir à quatre, en éliminant les autres petit à petit ! Comme c’est machiavélique ! Ils prennent Christelle, une flic, Christophe, le ch’ti, Bertrand, le militaire et Morgane, la rousse (qui a un fils asiatique appelé Carlos, je sais pas vous mais ça me fait beaucoup rire). Voilà donc l’équipe des Tayak, les rouges. Les autres, l’équipe de la lose, c’est les jaunes (forcément), les Mingao. On a déjà un petit malaise. Irya, mannequin, 1.82m, ne supporte pas la chaleur, ni l’épreuve. Ca ne fait que commencer, elle n’est pas au bout de ses peines !

Les hélicos reviennent pour les emmener sur leurs camps ! Et ô joie ! Ils vont être largués en mer ! Et tout le monde n’est pas ravi de sauter à l’eau comme ça. Irya n’en mène pas large et panique totalement. Pas de bol, elle perd son sac. Les rouges eux, sautent de là comme s’ils avaient fait ça toute leur vie. Leur camp est bien protégé, une petite crique à l’abri, entre deux falaises. Coup de pouce de la prod ? Ils partent à la recherche de l’eau, ce qui serait bien pratique, effectivement. C’est Morgane qui la trouve, et elle est assez fière de prouver qu’elle n’est pas bonne à rien. Elle manque un peu de confiance en elle, elle devra réussir à s’imposer parmi cette équipe d’hyènes. Chez les Mingao, Régis le doyen prend les choses en main, trouve l’eau et construit un semblant d’abri pour la nuit. Les filles, elles, cherchent de quoi manger, et ramènent du manioc et des noix de coco. Et maintenant, la séquence du feu ! Chacun essaie sa technique, mais le cro magnon de cette année, Christophe (le ch’ti), qui ne sait pas faire « el’feu » mais qui sait l’alimenter, rapporte des troncs d’arbres et des racine énormes. Je sens Bertrand quelque peu mysogine quand il admet mollement que même si Christelle a réussi à faire de la fumée, ils n’ont toujours pas de braises. Les nerfs de ne même pas avoir fait de fumée, hein Bertrand ? La nuit venue, ils appellent le médecin, car notre cher ch’ti s’est blessé avec la machette, hop, quatre points de suture !

Les deux équipes ont bien du mal à trouver le sommeil, les uns attaqués par des crabes, les autres par des chauves souris. Irya, au réveil, ne se sent pas mieux. Ça sent l’abandon ! Les tayak, eux, se mettent à construire la cabane de l’équipe. Les hommes prennent les choses en main, portés par Bertrand et Christopher. Qui s’imposera comme leader des rouges ?

Après la coupure pub, nos deux équipes rejoignent MAD pour l’épreuve de confort, avec le feu à la clé. Classique, hein. Mais en même temps, difficile de s’en passer. Rouges et jaunes se battent bien, c’est difficile puisque le jeu combine esprit d’équipe, habilité, vitesse et coordination. Mais ce sont les rouges qui l’emportent. La win jusqu’au bout. Mais les jaunes portent réclamation, en balançant l’équipe adverse. MAD vient sur le camp des Tayak pour récupérer le feu, puisqu’ils sont passés sous les haies pendant le jeu et non au dessus. MAD éteint le feu chez les rouges, et l’amène chez les jaunes. Malgré tout, l’ambiance est un peu moisie chez eux, à cause de Valérie, qui a un comportement de princesse. Et Irya fait sa relou, elle n’aime pas le manioc, alors qu’il n’y a que ça à manger.

Au réveil, Morgane (rouge) est toute bluesante. Bertrand, alerte Carole pour aller la réconforter, avec en prime, un petit commentaire de Christopher (qui a décidément toujours quelque chose à dire). Irya (jaune), la relou est elle aussi bien ronchon, elle n’a pas bien dormi. Valérie (jaune) continue de se mettre les gens à dos, Hakim (jaune), fait bande à part et préfère faire du sport plutôt que de participer au ravitaillement, bref, c’est la fête des deux côtés. Déjà la convocation à l’immunité.

Deuxième coupure pub de la soirée. Ca fait beaucoup pour une émission de 80 minutes. Hop, les aventuriers vont se battre pour le totem. Chaque équipe est en cordée, avec des poids, que chacun doit donner au candidat de devant quand il abandonne la partie. Les rouges, plus physiques, gagnent du terrain, et bien vite, les jaunes perdent les filles. Les rouges l’emportent, encore. Ca me rappelle l’an dernier tiens ! Dommage pour moi, point de nouveau Grégoire cette saison.

Ils en ont gros sur la patate les jaunes après ce nouvel échec. Ils perdent leur motivation peu à peu. Et le conseil n’arrange rien. JB continue de chercher le sac d’Irya et le retrouve, échoué dans les rochers. Mais l’approche du conseil éveille les soupçons de chacun. Ca se jouera entre Valérie et Irya, l’une pour son comportement foireux, l’autre pour son manque de physique certain. Ils partent au conseil, et subissent le debriefing de leurs échecs par MAD, et Hakim et Irya font preuve d’agressivité. Ils manquent de physique, d’envie, d’entrain, d’enthousiasme et de cohésion. Mais c’est la fête de JB, il se fait mousser à fond, trop sympa JB ! Allez, hop, au vote ! Sans grande surprise, c’est Irya qui se fait éjecter. Elle va pouvoir mettre un pull.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Han, Koh-Lanta !

J'ai un peu perdu foi en ce jeu depuis que j'ai appris que la prod nourrit les candidats avant chaque épreuve.

Moi je dis, il faut faire le jeu jusqu'au bout !!!

J'attends avec impatience les premiers évanouissements ! Gnèk Gnèk !