Vous l'avez tous attendue (ou pas), c'est la rentrée de la Star Ac. Huitième édition, avec comme parrain et marraine, Christophe Maé et Rihanna. Rien que ça.
Alors, je ne vous cache pas que ce premier prime est... comment dire... ? Plein de suspens. Parce qu'il en faut des magnétos avant d'apercevoir les nouveaux candidats, même si on a déjà eu les photos de Solène et Edouard, ex-Nouvelle Star éliminés avant Baltard cette année.
Alors on a droit à un magnéto sur Nikos qui répète ses textes, une chanson de Rihanna (en play back, faut pas déconner), Armande Altaï, la nouvelle directrice, qui nous montre le 13 rue charlot (nouveau Chatal), la présentation des profs, la porte d'entrée du Chatal avec Christophe Pinna en envoyé très spécial, l'intérieur du bureau de la directrice... Et enfin le voilà les premiers candidats :
Harold, marié, ingénieur informaticien qui nous rejoue Matrix, mais pop rock, faudrait pas exagérer non plus. Il a démissionné pour faire la Star Ac. Il nous chante un petit Queen de derrière les fagôts, avec une voix bizarre. Peut être un mauvais réglage d'autotune. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Je suis loin d'être emballée.
Julia, "fille rock&roll" d'après elle. Le portrait balance entre la honte et la consternation. Et elle nous chante quoi Julia ? Bin elle nous chante du Olivia Ruiz, qui doit être ravie. Toute à base de look année 20, sa voix me casse les oreilles de fausseté. Et je ne vous parle pas de sa présence scénique totalement inexistante.
Laure, cagole niçoise, présentée non pas comme chanteuse, mais comme célibataire. Mais pourquoi ? "Parce que je suis con". Ca ne s'invente pas. Pour illustrer sa bitchitude, elle chante "A cause des questions" à la sauce Yelle, et presque en moins bien, c'est dire !
Quentin, 17 ans, rien de spécial à dire, titi parisien, reprend du Gainsbourg avec un micro à fil. Mouais.
Attention, potentiel ! Joanna, 20 ans, première VRAIE voix de cette année. La Maureen de cette année, une vraie bombe, une voix incroyable, elle reprend "Stop" de Sam Brown avec beaucoup de classe à 5 mètres du sol. C'est Kamel Ouali qui va s'éclater avec elle ! Il suffit d'espérer qu'elle se la joue pas à la Maureen et claque la porte au bout de 4 semaines.
Tout ce petit monde chante un coup avec Christophe Maé et s'en va au Chatal, vu qu'ils ont été interdits de bus, donc c'est chacun son tour, un peu comme dans le Loft.
On continue avec les candidats :
Yvane : mélange de John David pour les cheveux, de Matthias, et de Sean Paul. Mais attention, cette année la Star Ac fait dans le social, puisque Yvane est veilleur de nuit dans un foyer pour handicapés mentaux. On est loin du chanteur à voix, il nous chante un medley de Will Smith et Sean Paul. Il ira très bien avec Joanna.
Anna, petite belge (la nouvelle Côte d'Azur de la télé réalité, on le rappelle) de 16 ans, fraiche comme tout. Pianiste, elle arrive pieds nus et toute en plumes pour nous chanter du William Sheller. C'est léger et on la comprend à peine. Dommage.
Les premiers candidats arrivent déjà au Chatal, acceuillis par Christophe Pinna sur le tapis rouge. On ne dira rien sur les "houuuuuu" de la foule. Sauf qu'on se croirait encore à Dammarie lès Lys, même escalier en fer forgé, même téléphone, mêmes caméras aux murs, les salles de danse et la salle des profs sont épurées mais néanmoins colorées. Par contre le théatre, là, je dis non. Les fauteuils dignes de bancs de métro sont tout simplement laids. L'émission n'est commencée que depuis une heure et demie, et je n'en puis déjà plus. C'est beaucoup trop long, ce prime. Encore dix candidats.
Marilyn, blonde à furêt, rebelle fan d'Avril Lavigne. Elle reprend péniblement du Blondie, affublée d'un tutu rose et de Doc Martens. Pâle copie d'Emma Daumas.
Edouard, enfin ! Ce candidat m'avait exaspéré pendant l'épreuve du théatre à la Nouvelle Star, où il était dans le même groupe que Benjamin Siksou. Il sera parfait pour la Star Ac. Là, il chante Alain Souchon, avec à peu près le rythme d'une patate. Ca va être drôle les cours de danse avec lui !
Anissa, aînée d'une famille nombreuse, moitié algérienne, moitié française, chanteuse de soul qui imite Amy Winehouse et chante du Duffy. Peut mieux faire.
Et hop, deuxième fournée à partir au Chatal.
Solène, miss GrosseBouche 2008. A la nouvelle Star, Sinclair était tombé sous son charme buccal. Mais sa bouche n'a pas été suffisante, et ce soir elle chante du Britney Spears, histoire d'être classe.
Michael, nouveau Bertrand Cantat, mais du pauvre. Perfectionniste, éternel insatisfait, un peu pour rien, vu comme sa voix est peu assurée. Du gros rock qui tâche... Francis Cabrel. Noir Désir, c'était sûrement trop hard core pour TF1.
Alice, blonde comme les blés, marseillaise, barbie chanteuse très lolita pas très fute fute. Pour la peine elle chante du Vanessa Paradis et ça lui va pas mal. Comme ils sont un peu taquins chez Endemol, ils diffusent de l'air sous sa robe pour un effet Marilyn du plus bel effet. Le nouveau prof d'expression scénique est sous le charme.
Pendant ce temps, la deuxième fournée de chanteurs lofteurs est arrivée au Chatal.
23h06, je n'en peux plus. Il reste encore deux candidats.
Gaetan, 19 ans, tatoué de partout, rebelle mais pas dans l'illégalité. Tout bon pour Nicolas S, ça. Un petit côté Pharell Williams, mais ça gâche tout quand il commence à chanter du M.Pokora. Comment dire ? M. chante mieux que ça. Au secours.
Et enfin, dernier recalé de la Nouvelle Star, Gauthier, une honte à lui tout seul. Le cheveux gras, la guitare en bandoulière et une voix complètement banale. RAS.
Bon, bah voilà pour la présentation des candidats. Une dernière chanson avec Rihanna, un coup de Quentin Mosimann (pathétique), des premiers pré-nominés, et hop, tous au chatal.
Pour le moment, et au vu de ce premier prime, ma grande favorite reste Johanna, et haut la main. A moins d'un couac, elle risque d'aller très loin. Le reste du casting par contre est très décevant. Jeune, à tendance pop, sans aucune personnalité qui se dégage, les 13 semaines du programme risquent d'être bien longues. Non, vraiment, cette huitième édition a déjà tout de la saison de trop. Et squatter le Marais n'y changera rien. A suivre. Mais de loin. De très loin.